Lundi 17 août 2009 1 17 /08 /2009 14:04

C'est le titre du tract de la rentrée des congés au regard des 950 suppressions d'emploi qui vont avoir lieu en Allemagne, de l'incertitude de certains sites en France pour lesquels il est à craindre de trés mauvaises nouvelles.
Mais cela ne nous laissera pas sans voix et nous n'avons nullement l'intention de nous laisser "sacrifier" sur l'autel de la rentabilité s'il est dans l'optique des repreneurs financiers/créanciers de l'édifier !


Cette année, plus encore que les années précédentes pourtant déjà mouvementées à l’époque des congés, la reprise du travail s’accompagne de nombre de questions concernant cette fois-ci le « rachat » de Delphi !

Le juge GERBER du tribunal de New-York devait en effet approuver ou non le plan de sortie de Delphi du fameux chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites.

Mis à part le retard de la décision qui est tombée le 30 suite aux nombreux recours déposés au tribunal, tout semblait « plié » en faveur du rachat par Parnassus/Platinum Equity, hormis quelques sites aux USA repris par GM ainsi que la division Steering.

Sans oublier la fermeture de dix huit sites américains dont personne ne veut plus aujourd’hui !

 

Coup de théâtre, un consortium de créanciers, à qui Delphi doit 3,4 Milliards de Dollars, est choisi comme repreneur au détriment de Platinum !

Ces créanciers se sont réunis sous la bannière d’Elliot Management et de Silver Point Capital, encore des fonds d’investissement américains !

Le plan qu’ils ont défendu et qui a été approuvé consiste à « effacer » la dette de 3,4 Milliards contre une participation majoritaire au sein de Delphi ainsi que la promesse d’un investissement à hauteur de 775 Millions de dollars (ce qui fait peu au niveau de Delphi Monde !).

D’autre part, Général Motors (encore eux !) prendrait une part dans Delphi à hauteur de 1,75 Milliard en échange de l’effacement là aussi de 2,15 Milliards de dettes.

Le détail de ces transactions reste bien sur à confirmer mais n’est en rien plus rassurant que ne l’était le plan de sortie avec Platinum.

 

D’autant qu’une autre annonce a été faite par GM à la fin du mois de juillet quant à la reprise de la division Delphi Steering qui comprend, en France,  les sites de Strasbourg et d’une partie de Tremblay ou travaillent respectivement 330 et 72 salariés.

GM a en effet fait savoir,  qu’à leur demande, une option sur le contrat de rachat de la division leur permet de ne pas inclure, s’ils le désirent, les sites français dans la transaction !

Les représentants du personnel des deux sites concernés ont été prévenus lors d’un CE qui s’est déroulé la veille des congés.

Cela ne présage rien de bon pour les salariés de ces deux sites qui n’auront, dans ce cas de figure, pas d’autres  solutions que le maintien au sein de Delphi pour une durée qui pourrait être très aléatoire !

 

Nous allons naturellement demander la tenue d’un CCE très rapidement afin d’obtenir des éclaircicements sur cette avalanche d’annonces survenue pendant les congés !

 

Nos collègues Delphi en Allemagne savent à quoi s’en tenir depuis le mois de juillet et cela a fait l’effet d’un coup de tonnerre outre-Rhin !

A elles seules, deux des divisions de Delphi, Packard (câblage) et E&S (électronique) vont licencier 890 salariés travaillant sur leurs sites allemands !

Il faut ajouter 50 autres salariés pour l’ensemble des autres divisions également présentes en Allemagne.

Donc 940 personnes en tout sont concernées, soit le quart de l’effectif total dans ce pays et les négociations sont en cours avec les syndicats allemands car Delphi espère finaliser ce plan pour la fin septembre !

Delphi avance, comme justification, une baisse des activités de 30% dans le pays et se défend de supprimer des emplois sur la base de délocalisation de la production mais précise que 20 à 30 postes d’ingénieurs pourraient être transférés dans le centre de Cracovie, en Pologne qui, naturellement, n’est pas touchée puisque soi-disant, les sites implantés dans ce pays travaillent essentiellement sur de nouveaux produits !

Ce type d’argument est « bateau » chez Delphi et a déjà servit dans le cadre de la délocalisation du Diesel de France vers la Roumanie !

 

Nous sommes impatients de connaître l’avis des nouveaux « investisseurs » et décideurs au sujet de la politique économique qu’ils envisagent pour les sites français dans l’avenir et nous sommes prêts à être très réactifs nous aussi si nécessaire mais ce sera dans l’intérêt des salariés, pas celui du business !

Par Jean-Yves - Publié dans : Chapitre 11
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Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /2009 08:05

Quelques jours de vacances avant de retrouver l'actualité dans la semaine du 17 août avec la mise en place de nouvelles rubriques sur le blog.
Bonnes vacances à tous ! 

Par Jean-Yves
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Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /2009 16:40

Décidément  les mauvaises nouvelles pleuvent sur les salariés de l’équipementier Delphi, en passe de sortir du chapitre 11 d’ici fin septembre.

Cette fois-ci ce sont les Delphi Strasbourg qui ont eu droit à un départ pour les congés spécialement concocté par Delphi et Général Motors !

Vendredi dernier (31 juillet) les élus du site se retrouvent face à la direction Strasbourgeoise de Delphi pour un Comité d’Etablissement Extraordinaire alors que l’ensemble des salariés s’apprêtent à prendre leurs congés le soir même.

Déjà que l’ambiance est à l’incertitude depuis des semaines, voire des mois, suite au rachat annoncé du site et d’une partie du centre technique de Tremblay  dans le cadre de la cession de la division Delphi « Steering » au profit de GM, voilà que la direction les informe que l’acheteur a prévu, sous la forme d’une option dans le contrat de vente, de ne pas inclure les sites français s’il le souhaite !

Concrètement, cela signifie qu’il pourrait exclure les sites de Strasbourg et de Tremblay de la vente globale de la division.

Nous avions pourtant rencontré un représentant de la direction européenne de GM au mois de mars dernier et il n’en avait nullement été question à ce moment !

Pourquoi ce possible revirement ? Est-ce parce qu’ils estiment que le site de Strasbourg cantonné par Delphi à la fabrication de pompes hydrauliques classiques ne peut être viable dans le temps ?

En effet, malgré les demandes multipliées par les syndicats pour une diversification de la production vers les pompes électriques, Delphi  a toujours refusé le moindre investissement en ce sens, s’obstinant à répéter que l’avenir est  situé sur les marchés émergeants des pays en voie de développement !

Résultat la production chute dramatiquement  et ce sont maintenant le plus souvent des pompes en kit qui sont envoyées vers l’Inde, la Chine ou l’Iran pour y être assemblées. Il n’y a pas besoin d’être visionnaire pour savoir qu’un jour le tout sera fabriqué dans l’un ou l’autre de ces pays.

Que deviendra le site s’il n’est pas repris par GM  alors qu’il faisait, comme les 72 salariés de Tremblay, partie intégrante de la division Steering ? Sera-t-il  sous traitant de son ancienne division au sein de Delphi ?

Dans l’immédiat il y aura des clients à fournir dans le cadre de contrats à honorer mais pour combien de temps encore avant que son ancienne division mère ne mette en place un autre scénario sous la forme d’une nouvelle unité de production dans l’un des pays émergeants cités ?

Et que dire du centre technique de Tremblay si ce n’est que l’on voit mal celui-ci travailler pour la nouvelle division Steering/GM tout en étant maintenu dans le giron de Delphi alors que tous les brevets  et  toute la technicité spécifique aux organes de direction automobile auront changé de mains !

Dans un premier temps, les élus du site de Strasbourg ont naturellement prévenu les médias de sorte à alerter l’opinion et les Dernières Nouvelles d’Alsace ont largement commenté le sujet dans leur édition du samedi  1er août.

Il va sans dire que les responsables de tout cela vont devoir répondre aux questions que salariés et élus vont leur poser dés la rentrée car, une fois de plus, c’est de l’avenir de centaines de familles dont il sera question !



L'aticle des DNA:
Delphi: 330 salariés dans l'angoisse

 


Au Port-du-Rhin à Strasbourg, Delphi partage le même site industriel que l'usine ex-GM de transmissions automatiques. (Photo archives DNA)

General Motors, contrairement à ses engagements (lire DNA du 5 mars), ne reprendra peut-être pas les unités françaises de Delphi Steering, en l'occurrence les site de Tremblay (70 emplois) et de Strasbourg (330). Le suspense sera levé avant la fin septembre.

Au Port-du-Rhin, les salariés de Delphi sont sous le choc : c'est la stupeur et la consternation. Leur représentants ont appris officiellement la nouvelle hier matin lors d'une réunion extraordinaire du comité d'entreprise. Le soir même, l'usine allait fermer ses portes pour congés annuels. Le nouveau GM, délesté de ses actifs toxiques, de plusieurs marques dont Opel et de l'usine strasbourgeoise de transmissions automatiques (1 200 salariés), reprendra bien l'activité mondiale « équipements de direction auto » de Delphi, logée dans Delphi Steering (17 usines), mais se réserve expressément le droit de renoncer à Tremblay et Strasbourg.
 La décision a été avalisée par le tribunal des faillites de New-York dans le cadre du feu vert qu'il a donné au plan de restructuration de Delphi, un plan qui prévoit la reprise de Delphi par ses créanciers réunis autour de la banque JP Morgan, et ce par abandon d'une dette de 3,4 milliards de dollars. Toutefois, certains actifs de Delphi - en particulier la division Steering - seront rachetés par General Motors en échange de quelque 3 milliards de dollars.


 Avant la fin septembre, ce montage financier devra encore être validé sur le plan réglementaire et administratif, ce qui permettra à Delphi de s'extraire, de facto, du processus de règlement judiciaire, du fameux chapitre 11. Reste à savoir ce que va décider GM pour le site de Strasbourg, et ce en plein coeur de l'été. Alors que le constructeur automobile avait cherché dans les années quatre-vingt-dix à se dégager, coûte que coûte, de sa filiale Delphi et y était finalement parvenu en 1999, il en était malgré tout resté le premier client.
 Mieux, il avait maintenu le Delphi « indépendant » sous perfusion jusqu'à l'annonce de sa cession l'an dernier à un fonds d'investissement dénommé Platinium, une vente qui n'aura - en fait - jamais été finalisée. Du coup, la décision de GM de reprendre dans son giron Delphi et son unité de Strasbourg avait, en mars dernier, fortement surpris dans les ateliers du Port-du-Rhin. D'autant que l'usine alsacienne fabrique un produit en fin de vie, les pompes hydrauliques pour directions assistées, et qu'aucun investissement n'a été programmé pour passer à l'électronique.
 Qui plus est, les volumes de production s'avèrent en chute libre depuis des mois et les mesures de chômage partiel se succèdent. « Que se passera-t-il maintenant si GM renonce à nous reprendre ? », s'interroge Sébastien Dettwiller, délégué syndical CGT. Peut-on envisager une cession globale de l'usine de transmissions (ex-GM) du Port-du-Rhin et de Delphi Strasbourg qui sont déjà implantés sur le même site ? Quant aux négociations avec le chinois Weichai Power (ou d'autres) pour l'usine de transmissions, black-out complet. L'enjeu, on le connaît : plus de 1 500 emplois dont le sort est en suspend.

 
Christian Lienhardt

Par Jean-Yves - Publié dans : Chapitre 11
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Samedi 1 août 2009 6 01 /08 /2009 15:39

Mis en place depuis le lundi 27 juillet par les salariés de Delphi Diesel France du site de Périgny, prés de La Rochelle, le barrage filtrant placé à l’entrée de l’usine a été levé.

Les négociations avec la direction de Delphi reprendront dés la rentrée, à la fin du mois d’août.

En attendant, seules trois machines destinées au deuxième site français de Delphi Diesel ont quitté l’entreprise rochelaise pour rejoindre Blois. Ce transfert n’était en effet pas le point d’achoppement à l’origine de ce conflit, d’autant que les pièces fabriquées par ces machines étaient déjà envoyées à Blois, mais son blocage à permis toutefois d’aborder un sujet plus grave, la délocalisation des autres machines à destination  de la Turquie, fin août début septembre.

Concernant le sureffectif de 110 personnes annoncé, la direction s’est engagée sur deux volets de possibilités pour les salariés qui pourront choisir entre un transfert sur le site de Blois ou une somme  dans le cadre d’un accord d’accompagnement social et un reclassement sur la région Rochelaise.

Rien n’est encore finalisé et la rentrée promet d’être tendue d’autant que les salariés n’ont pas du tout apprécié les méthodes employées par la direction pour « casser » ce conflit.

En effet, au lieu de s’en prendre aux syndicats comme c’est le plus souvent le cas, la Directrice des Ressources Humaines, Nelly Prouin, a donné les noms de onze salariés à l’huissier venu faire les constats d’usage lorsqu’il y a blocage.

Ceux-ci ont ensuite été assignés devant le tribunal de La Rochelle qui les a enjoints de lever le barrage sous peine de 500€ d’astreinte par personne et par jour.

La colère était palpable lors de l’assemblée générale précédent la levée du blocage vendredi dernier et cela préfigure de l’ambiance qui régnera dés la reprise des négociations !

Les trois semaines de vacances qui restent ne seront pas de trop pour recharger les batteries !

Par Jean-Yves - Publié dans : Les Délocalisations
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Samedi 1 août 2009 6 01 /08 /2009 14:16
Jean-Charles Vanbervesseles évoque avec passion la vie des Ardennes et de ses habitants à travers tous les sujets d'actualité de dimensions aussi bien locales, nationales, qu'internationales losque ceux-ci provoquent invariablement des retombées sur notre département. Un lien permanent ( dans le module "liens" dans la colonne de droite) vous permettra de  rejoindre son blog dont beaucoup de nos politiques devraient s'inspirer !
Par Jean-Yves
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  • : Mis en ligne le 10 juillet 2009,le site a pour but de faire connaitre la vie des élus et des salariés chez cet équipementier automobile qu'est Delphi. A force de délocalisations et de licenciements,ces dernières années ont été difficiles pour les salariés de Donchery dans les Ardennes,comme dans les autres sites des groupes Delphi France et Delphi Diesel. Ce n'est pas mieux aujourd'hui puisque nous vivons en permanence dans l'incertitude du lendemain !
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