Voici un exemple de ce qui se fait à Donchery en matière de réunion des Délégués du Personnel où les questions posées par les salariés et remontées par les élus peuvent aller du manque de papier
dans les vestiaires au conditions de travail, de rémunération etc...
Les questions sont en principe relativement nombreuses pour une périodicité de une réunion par mois.
Cela permet de régler parfois certains problèmes avant qu'ils ne deviennent trop importants ou inextricables.
Cela permet également de garder le contact avec les salariés et d'être au fait de leurs problèmes dans l'entreprise.
QUESTIONS DP CGT D’OCTOBRE
09
SAV
1) Une partie du sol se dégrade dans l’une de nos allées. Serait-il possible de reboucher les
trous ?
BG : Du fait de l’emplacement, nous pouvons effectuer les rebouchages lors de la
production et cela sera donc fait cette semaine.
2) Pourrait-on avoir un planning sur les jours de présence de l’infirmière ? Car elle est
souvent absente lorsque nous voulons la voir.
BG : Le planning sera affiché sur la porte de l’infirmerie et d’autre part les salariés
désirant savoir si l’infirmière est présente pourront demander au chef d’équipe de passer un appel téléphonique pour le vérifier.
3) Les supports des palettes plastique grises destinées à l’envoi des compresseurs ne sont plus
fixés aux palettes comme à l’origine. Peut-on faire le point et y remédier ?
BG : Nous avons remonté l’information au client et attendons un retour pour faire le
point.
Epsilon
1) Une personne a demandé une paire de chaussures peu avant les vacances et ne l’a pas encore
perçue aujourd’hui. Les délais sont-ils rallongés à ce point ?
BG : Non les délais ne sont pas aussi longs et nous vérifierons que la commande a bien
été passée dés que vous nous communiquerez le nom de la personne concernée.
2) La cantine profite au personnel de journée et non à celui d’équipe horaires obligent.
Pourrait-on bénéficier d’avantages de remplacement tel que tickets restaurant par exemple ?
BG : Le personnel d’équipe peut également profiter de la cantine en prenant le repas
avant de travailler pour l’équipe d’après-midi ou après pour l’équipe du matin. Aucuns autres avantages ne seront donnés.
Plastique
1) Un responsable de l’atelier nous avait assuré qu’il n’y aurait plus ou moins de bavures sur les
boîtiers. Désormais les régleurs ont ordre de ne plus toucher aux réglages alors qu’il y a toujours autant de bavures. Que va-t-on faire ?
BG : Un problème de bavure ne se résout pas toujours par des réglages. Il peut par
exemple y avoir une casse sur l’outil mais le responsable de l’atelier est venu à la réunion pour nous éclairer d’avantage sur ces problèmes.
CGT : La question fait référence a une déclaration, voici quelques mois, du
responsable du secteur sur les actions mises en place au Plastique et visant à réduire les bavures. De plus nous ne parlons pas de casses mais bien de problèmes dans le cadre du fonctionnement
normal des presses et outils et les opérateurs constatent qu’il y a toujours autant de bavures.
BD : On ne peut pas dire cela et la preuve en est que les outils sont de moins en moins
en maintenance à un point tel que nous ne savons parfois pas quoi donner à faire aux outilleurs ! Il est vrai qu’il y a malgré tout encore des bavures sur lesquelles nous travaillons. Par
contre les régleurs peuvent toujours modifier les réglages dans la limite du possible car nous risquons aussi des problèmes qualité suite à des manques matières lorsque le réglage est fait à
« outrance ». De plus, cela peut également se traduire par la nécessité de faire du triage sur ligne.
CGT : Peut-être mais force est de constater que les paroles ne sont pas toujours
suivies d’effets car les opérateurs ont aujourd’hui trois ou quatre presses sous leurs responsabilités et les actions mises en place qui auraient du les soulager sont restées lettres mortes dans
la pratique !
BD : Avoir quatre presses ne donne pas forcément plus de travail que deux où sont en
fonction des moules à empreintes multiples. De plus je n’ai pas de retour sur des difficultés particulières lors des réunions de groupe faîtes régulièrement.
CGT : Nous prenons l’exemple de quatre
presses pour donner une image de ce que peut être le travail si en plus il faut rectifier des bavures. Quant aux réunions, le manque de retours est peut-être dû à un certain climat qui règne dans
l’atelier.
2) Le matin il n’y a pas de lumière sur l’aire de repos prés de la maintenance et tout le monde
est dans l’obscurité lors de la 1ère pause. Est-ce normal ?
BG : Tous les interrupteurs ont été identifiés et celui de la cafétéria se trouve à
l’entrée de l’atelier et il est marqué rampe cafétéria. Il suffit de l’allumer.
3) Les cadences sont de plus en plus élevées et il semble que cela n’interpelle personne. La
possibilité de tourner sur les îlots avait été évoquée. Qu’en est-il ?
BD : Les cadences ne sont pas plus élevées qu’auparavant et le temps d’occupation des
opérateurs se situe toujours entre 80 à 85%. Les rotations viennent d’être mises en place avec les formations nécessaires et chacun travaillera sur un ilot différent tous les
jours.
CGT : Est-ce suffisant dans la mesure où un ilot peut être plus difficile que les
autres en fonction d’éventuels problèmes ou de surcharge d’activité ? S’il n’est pas possible de le faire toutes les deux heures comme sur ligne, ne pourrait-on envisager des
demi-journées ?
BD : Effectivement cela pourrait être applicable et nous allons étudier cette
possibilité.
4) Combien perdons nous en pourcentage au niveau de la cotisation pour la retraite lors du chômage
partiel ?
BG : La retraite est calculée sur le salaire brut des 25 meilleures années et l’impact
des jours chômés sera donc infime.
5) Dans l’éventualité où Donchery n’obtiendrait pas de marché combien de temps tiendrions
nous ?
BG : C’est une question de CE qui a d’ailleurs déjà été abordée lors de ces réunions
spécifiques et j’invite donc la personne qui a posé la question à revoir les compte rendus précédents de CE.
CGT : Nous savons que cela n’a pas trait aux DP mais il y a tellement de salariés qui
ont posé ce type de question que nous l’avons mise quand même pour montrer l’une des principales préoccupations des salariés.
6) Nous n’avons même plus la possibilité d’être remplacés pour un besoin urgent. Jusqu’où cela
va-t-il aller ?
BD : Je ne pense pas que l’on refuse un remplacement pour de tels motifs. Par contre il
est vrai que nous ne pouvons pas toujours remplacer lorsqu’il s’agit d’aller fumer une cigarette ou aller chercher un sandwich par exemple.
CGT : Ce n’est pas tout à fait vrai car tu es allé toi-même voir l’opérateur qui pose
la question et lorsqu’il t’a dit que la prochaine fois il partirait quand même si cela se reproduisait, tu lui as « fortement » déconseillé !
BD : Oui car il peut dans ce cas actionner un interrupteur qui allume une lumière pour
prévenir les personnes qui se trouvent au bureau de l’atelier et un régleur ou technicien peut alors se déplacer car ce n’est pas loin.
CGT : Biens sur sauf que d’après ce que nous savons les opérateurs n’envisagent même
plus de se servir de cet avertisseur tellement il est peut suivit d’effets ! Alors à quoi sert un système mis en place s’il n’est pas respecté ?
BD : Il est vrai que nous connaissons ce type de problèmes mais nous allons travailler
pour qu’il soit répondu aux demandes de remplacement si elles sont justifiées.
CGT : Encore une fois, si cela arrive n’est ce pas synonyme de malaise dans
l’atelier ? L’ambiance générale n’incite telle pas au désintéressement d’autrui ?
A3300
1) Pourquoi un service de désinfection (nettoyage interrupteurs, cliches de portes, robinets etc.)
a-t-il été mis en place dans les usines ardennaises et pas sur notre site ?
BG : Je n’ai pas connaissance que cela ait été mis en place ailleurs et la propagation du
virus se fait principalement suite à des éternuements. Néanmoins, si nous avons à faire à une pandémie à l’avenir de telles mesures seraient alors appliquées comme nous l’avons déjà
expliqué.
2) L’hygiène des toilettes côté maintenance laisse à désirer. Cela n’est plus désinfecté et il n’y
a souvent plus de papier. Il en va de même pour les tables sur l’aire de repos proche. Pourquoi ?
BG : Nous avons eu à faire face à un manque de personnel récemment. Un nouveau système de
suivi à été mis en place et doit garantir le passage du personnel d’entretien deux fois par jour dans les vestiaires. Nous allons également former une nouvelle personne pour palier à
d’éventuelles absences futures.
3) Pourrait-on avoir des tarifs CE pour la nouvelle piscine de Mouzon ?
CGT : Nous savons que cela concerne le CE et le secrétaire nous a prévenu qu’il
allait se renseigner sur d’éventuels avantages concernant la piscine de Mouzon.
4) Pourquoi une gamme mise en place par les méthodes peut-elle être changée par le technicien de
production au gré de sa volonté ?
CGT : Pour éclaircicements, il s’agit d’une modification d’opérations qui sont
enlevées d’un poste pour être attribuées à un autre alors que la gamme de le prévoit pas. De plus comme nous changeons de gamme au besoin sur la ligne, cela déstabilise tout le mon et nous ne
savons parfois plus comment nous devons faire !
BG : Nous allons approfondir la question et voir pour quoi la gamme n’est pas
respectée.
5) Les jours de chômage partiel comptent t-ils pour la retraite ?
BG : Oui mais comme dit précédemment cela est calculé sur 25 ans et ne sera pas
conséquent au final.
6) Il règne actuellement un climat de laisser aller. Est-il normal que la plupart des problèmes
soient laissés de côté par la supervision ? Exemple : on vient de nous reprocher un manque au niveau du nombre de modules (cela dure depuis plusieurs mois quand même !) alors que
l’on ignore les problèmes qui en sont l’origine !
BG : Il faut que vous m’en disiez un peu plus afin de mieux cerner le
problème.
CGT : Il s’avère qu’il règne une incohérence au niveau des réactions de la
supervision de l’A3300.
Cela faisait plusieurs mois que la production n’était assez souvent pas faite et on
reproche cela un beau jour en fin de journée sans qu’il y ait eu plus de préoccupation de cela auparavant et sans non plus d’investigations adéquates pour résoudre les problèmes à l’origine et au
moment opportun !
BG : Je vais me renseigner auprès du responsable de l’atelier.
7) Pourquoi la qualité est-elle tellement négligée aujourd’hui ? Ex : Vis serrées sans
prendre en compte le couple réglementaire.
CGT : Lors d’un problème récent de montage, après ce qui était considéré comme une
résolution par la hiérarchie, nous avons assemblé des modules pendant ¾ d’heure sans que le couple de serrage ait été vérifié.
BG : Certains contrôles de ce type n’ont pas besoin d’être effectués systématiquement et
peuvent peut-être être faits de façon visuelle, alors que ce n’était pas le cas auparavant.
CGT : Alors quels sont les standards aujourd’hui que l’on sache comment procéder une
fois pour toutes ?
BG : Je vais vérifier et reviendrai vers vous.
X91
1) Sur le poste C1 les méthodes ne réagissent pas aux problèmes rencontrés par les opérateurs.
Attend t-on d’avoir des arrêts à répétition pour faire quelque chose ?
BG : Nous travaillons sur l’amélioration de ce poste et le suivant, le C2. Sur le C2 il
est envisagé de monter un vérin pour faciliter les manœuvres de l’opérateur.
CGT : S’il y a un travail d’amélioration de fait, il serait bien que les méthodes
communiquent avec le ou les opérateurs concernés afin que celui-ci en prenne connaissance plutôt que de devoir se poser des questions en permanence.
2) Comment peut-on encore parler d’efficience aujourd’hui sachant que du personnel supplémentaire
est placé dans certains secteurs du fait du manque d’activité ?
BG : C’est un de nos indicateurs et le calcul est fait en fonction du nombre de personnes
travaillant sur la ligne.
CGT : Dans la période que nous traversons cela ne veut plus forcément dire
grand-chose d’autant que nous avons parfois, baisse d’activité oblige, plus de personnel sur les lignes que ne le prévoit leurs conceptions. Cela modifie d’autant la manière de travailler et les
référents pris en compte habituellement, faussant du même coup ce genre de calcul.
BG : Nous ne pouvons renoncer à des indicateurs aussi
importants.
Général
1) Nous constatons une diminution des rations servies et parfois également une différence de
service entre catégories de personnel. Pourquoi ? (2 questions sur les quantités !)
BG : Le personnel de la cantine ne fait pas de différences et si il est vrai qu’il leur
faut calculer en début de service pour assurer le repas de tous, il ne faut pas hésiter à demander un supplément pour ceux qui estiment être insuffisamment servis.
2) Est –il normal que l’eau soit stockée dans le local des produits
chimiques ?
BG : Dans un souci d’économie, nous ne sommes plus livrés qu’une fois par mois et le
grand nombre de bonbonnes que cela représente nous a obligé à les stocker dans le local produits chimiques. Même si il n’y a aucuns risques nous
allons néanmoins chercher un autre endroit.
3) L’accord national du 10.07.70 sur la rémunération prévoit que les salariés de la métallurgie
percevront l’intégralité de leurs salaires lors de leurs absences pour maladie et congés payés. Hors il n’en est rien aujourd’hui chez Delphi Donchery pour le déplacement ou la prime de panier
par exemple. Comptez-vous régulariser ce manquement à l’accord ?
BG : C’est un sujet qui se discute auprès de Delphi France sur lequel je n’ai pas
d’information.
CGT : Tu dois tout de même bien avoir un retour de ton DRH France. Quoi qu’il en soit
le sujet à été discuté lors de réunions au siège et Delphi France ainsi que Delphi Diesel ne veulent pas régulariser. La CGT intente donc une action en justice et la question était posée pour
formaliser la demande au niveau du site.
PS : La direction informe que le vendredi 30 octobre étant chômé et cela se passant en
période de vacances scolaires, il sera exceptionnellement possible d’accoller des RTT ou congés à ce jour pour bénéficier de la semaine complète.
http://www.cgtdelphidonchery.com/ Le
06.10.2009