Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /2009 10:20

Alors que les sites de production ont déjà payé un lourd tribut aux restructurations, la plupart du temps provoquées par des délocalisations, les salariés du centre technique Delphi au Luxembourg ont appris jeudi dernier que les financiers aux commandes, décidés à aller plus loin encore, demandent à 110 d’entre eux de rendre leurs badges !

Comme chacun le sait, en plus d’abriter différentes directions européennes de divisions dont celle de Thermal, le centre technique, dans le cadre des recherches et développement, élabore les nouveaux produits et prototypes destinés aux cotations.

En ce qui concerne Donchery c’est biensur la climatisation qui nous interresse  et nous sommes d’ailleurs dans l’attente du retour de trois de ces cotations dont, à ce jour, nous n’avons toujours pas la moindre preuve de leur existence.

En tout cas cette nouvelle vague de licenciements n’augure rien de bon pour nous et même si nous n’avons pas encore de détails sur les services et postes touchés, du fait de la législation du travail luxembourgeoise soumettant les syndicats à la confidentialité  tout au long des tractations avec la direction losqu’il y a un plan social, il est à craindre que les seules personnes encore susceptibles de pouvoir travailler à l’élaboration de notre avenir soient touchées!

S’il fallait trouver, en plus des questions qui nous préoccupent, d’autres justifications à notre demande de rencontrer un responsable de la division Thermal Europe, celle-ci en est incontestablement une de taille!

Nous avons d’ailleurs mis ce sujet à l’ordre du jour du prochain CE !!

 

 

PS: Ci-dessous l’article du journal luxembourgeois le“Quotidien” sur le sujet.

 

Delphi: un calendrier établi

05/11/2009 06:43:00

 

110 des 720 salariés de Delphi pourraient être licenciés d'ici la fin de l'année, suite à des difficultés financières.

La première réunion de négociations entre les délégations syndicales et la direction n'a pas fait avancer la question du licenciement prévu de 110 salariés.

La mauvaise nouvelle est tombée il y a une semaine : 110 des 720 salariés de l'équipementier automobile Delphi pourraient être licenciés d'ici la fin de l'année. La raison : les difficultés financières de l'entreprise. Aujourd'hui, la première réunion de négociations du plan social a eu lieu à Bascharage. Syndicats et direction ont commencé par aborder des questions techniques. / De notre journaliste Christiane

Ces premières négociations se sont déroulées dans un climat très calme, ce qui ne veut pas dire que nous serons d'accord sur tous les points», dit Jean-Claude Bernardini, secrétaire central de l'OGBL, hier soir, à la sortie de la première réunion avec la direction luxembourgeoise de Delphi. Si la menace de licenciement de 110 salariés est plus qu'alarmante, le premier but des délégations syndicales était hier de régler les questions techniques. «Est-ce qu'une telle machine peut être opérationnelle avec moins de personnel ou pas, ce sont ce genre de questions que nous avons posées à la direction», continue Jean-Claude Bernardini, questions auxquelles la direction ne peut pas répondre dans l'immédiat quand on a affaire avec une entreprise internationale.
En effet, l'entreprise basée à Bascharage fait partie d'une multinationale américaine spécialisée dans la production de systèmes d'injection pour moteurs à essence et diesel, de composants de conditionnement d'air et d'échappement ainsi que de systèmes à carburant. La crise économique, avec une baisse radicale de la demande dans le secteur automobile, a atteint Delphi de plein fouet. Mais des soucis de dépôt de bilan existaient déjà bien auparavant. Depuis quatre ans, cette ancienne filiale de General Motors est en difficulté financière. Même si la maison mère a pu sortir du régime de faillite sous lequel elle a été placée en octobre 2005, les derniers rebondissements inquiètent. «Même si la question du personnel n'a pas encore pu être abordée aujourd'hui, faute de détails sur le fonctionnement général de l'entreprise, ce sera pour nous la priorité absolue», assure Jean-Claude Bernardini. À la sortie de la faillite, le 8 octobre dernier, les soupirs de soulagement ne se faisaient pas longtemps attendre. Delphi était tombé dans les mains de nouveaux actionnaires, dont en partie celles de General Motors et de différents fonds financiers. Ce serait surtout ces fonds financiers qui posent problème, comme l'évoque Jean-Claude Bernardini : «Ils rachètent des parts dans l'industrie et ils y remplacent la mentalité de production par leur mentalitéfinancière.»

Question du personnel pas encore entamée

La locale luxembourgeoise de Delphi n'est pas productrice, elle est spécialisée dans la recherche et le développement. Les 720 salariés sont des personnes qualifiées, la plupart d'entre eux sont des techniciens ou des ingénieurs. Qu'ils puissent garder leur emploi à la fin de l'année ou pas, cela dépendra du déroulement futur des négociations. «Ce qui est clair, c'est que Delphi prévoit toujours de licencier, ce sera à nous de trouver une solution pour limiter les dégâts avec les représentants de la direction», avance Jean-Claude Bernardini qui ajoute : «Évidemment, dans l'idéal, aucun salarié ne devrait perdre son travail, mais pour arriver à cela, nous aurions besoin d'un support légal.» Dans la réunion d'hier, direction et syndicats ont fixé un agenda de huit rendez-vous afin de garantir l'avancée des négociations. Les syndicats ont également interrogé l'entreprise sur ses projets pour 2010. Si l'entreprise s'engage par exemple avec ses produits dans la «technologie verte», à savoir dans l'augmentation de l'économie de pétrole dans le secteur ainsi que dans la réduction des émissions, il n'est pas sûr que l'avancée de ces projets puisse représenter un brin d'espoir pour les 110 salariés menacés de licenciement.
Pour l'instant, les réponses aux questions techniques abordées hier devront être connues dans les prochains jours. Ce matin, une nouvelle rencontre entre les délégations syndicales et la direction est prévue. Le destin du personnel sera le sujet de réunions ultérieures. En tout cas, pour l'instant, le siège de Delphi à Bascharage baigne encore dans le calme. «Le cas de Delphi ne peut pas être comparé à un cas comme Villeroy&Boch. Même si tous les départements de l'entreprise sont touchés par la menace du licenciement, les salariés gardent encore leur sang-froid», explique Jean-Claude Bernardini. Reste à attendre si le calme se prolongera dans les prochaines semaines voire jusqu'à la fin de l'année. 

Par Jean-Yves
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /2009 11:29

mardi 3 novembre 2009

Les organisations de la Cgt ont décidé à une très large majorité (un contre et une abstention) de signer le projet d’Accord National Interprofessionnel du 2 octobre 2009 sur l’indemnisation du chômage partiel.

Le texte reprend à son compte deux revendications formulées par la Cgt au cours des séances de négociation :

 Il modifie l’assiette de calcul des allocations de chômage partiel. Désormais, les primes mensuelles de rendement, de production, d’assiduité ou d’ancienneté, les primes d’astreinte et de panier sont prises en compte dans le calcul de l’indemnité de chômage partiel.

 Il prend en compte en totalité la durée des périodes de chômage partiel pour le calcul de la durée des congés payés, ce qui revient à assimiler les périodes de chômage partiel à du temps de travail effectif.

Au total, le texte améliore donc sensiblement l’indemnisation du chômage partiel.

PS: C'est une amélioration de la rémunération du chômage partiel mais cet accord aura une durée de vie limitée au 1er janvier 2011, comme l'accord du 8 juillet sur les mesures d'urgence pour la gestion sociale des conséquences de la crise économique sur l'emploi.

Par Jean-Yves
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /2009 16:40

Nous étions parmi les 30000 manifestants rassemblés à Paris ce 22 octobre 2009 pour dire stop à la casse des emplois et demander la mise en place d’un véritable développement industriel.

La banderole de notre site Delphi Donchery fut on ne peut mieux placée puisque nous avons pris la tête du cortège dés notre arrivée à Denfert-Rochereau pour nous diriger vers le ministère de l’industrie situé aux abords du pont de Bercy.

Des salariés de nombreuses entreprises, représentant tous les secteurs de l’industrie, avaient fait le déplacement.

Arcelor, Pechiney, Airbus, Nexans, Ford, Bosch, Edf ou encore Général Motors pour ne citer que quelques unes d’entre elles.

 

Avant que le cortège ne s’ébranle, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, s’est adressé aux manifestants. Il a notamment rappelé les cinq priorités défendues par la CGT :
 1 " l’avenir des hommes et des femmes qui travaillent dans l’industrie et de ceux qui sont appelé à y travailler"
 2 "l’innovation et la recherche "
 3 "mettre sur pied un plan cohérent en faveur du développement durable afin de prendre en compte les enjeux environnementaux"
 4 "faire avancer les droits d’intervention des salariés "
 5 "le financement".

Même si certains esprits chagrins avancent que de tels mouvements sont inutiles, cela montre tout de même que nous sommes nombreux à ne pas renoncer face à ce que l’on nous présente comme inéluctable lorsque des emplois sont sacrifiés chaque jour pour cause de délocalisations ou de course aux profits !

 

Pour ce qui est de notre secteur, l’automobile, un nouvel exemple de ce qui nous attend dans le futur vient de nous être donné une fois de plus par Renault qui vient d’obtenir un nouveau prêt de 200 Millions d’euros de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) pour la construction de sa nouvelle usine au Maroc qui fabriquera des modèles Dacia destinés en majorité aux marchés de l’union européenne !

En clair nous finançons la fabrication de véhicules à l’étranger qui seront réimportés sur le territoire européen et notamment français par le constructeur national qui reçoit, en plus, des aides de l'état  sans contreparties concrètes !  Photos de la Manif : voir l'album

Par Jean-Yves
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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /2009 13:35

Entré chez Delphi en 1995 comme conducteur du four à plomb, Frédéric MIET avait profité de la dernière grande vague d’embauches sur le site comme une centaine d’autres salariés.

Il fut ensuite cariste puis chauffeur poids lourd à la logistique. En 2006 et à la faveur des mesures financières mises en place pour pallier aux baisses d’activité dues à une orientation économique du groupe Delphi résolument tournée vers les pays de l’est de l’Europe, Frédéric saisit l’opportunité de travailler à AIX-EN-PROVENCE comme chauffeur en assainissement.

Nous souhaitons à Bill (c'était son surnom) bonne continuation sous ce nouveau climat qui n’a plus rien à voir avec celui des Ardennes.

 

PS : Photo de Frédéric à Donchery lors d’une formation : Formation-petit-train-a-Donchery.jpg Formation-petit-train-a-Donchery.jpg
        Photo à Aix-en-Provence : Frederic-MIET---Aix-en-Provence.jpg Frederic-MIET---Aix-en-Provence.jpg

Par Jean-Yves - Publié dans : QUE SONT-ILS DEVENUS ?
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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /2009 16:45
Voici un exemple de ce qui se fait à Donchery en matière de réunion des Délégués du Personnel où les questions posées par les salariés et remontées par les élus peuvent aller du manque de papier dans les vestiaires au conditions de travail, de rémunération etc...
Les questions sont en principe relativement nombreuses pour une périodicité de une réunion par mois.
Cela permet de régler parfois certains problèmes avant qu'ils ne deviennent trop importants ou inextricables.
Cela permet également de garder le contact avec les salariés et d'être au fait de leurs problèmes dans l'entreprise.



QUESTIONS DP CGT D’OCTOBRE 09

SAV

1) Une partie du sol se dégrade dans l’une de nos allées. Serait-il possible de reboucher les trous ?

BG : Du fait de l’emplacement, nous pouvons effectuer les rebouchages lors de la production et cela sera donc fait cette semaine.

2) Pourrait-on avoir un planning sur les jours de présence de l’infirmière ? Car elle est souvent absente lorsque nous voulons la voir.

BG : Le planning sera affiché sur la porte de l’infirmerie et d’autre part les salariés désirant savoir si l’infirmière est présente pourront demander au chef d’équipe de passer un appel téléphonique pour le vérifier.

3) Les supports des palettes plastique grises destinées à l’envoi des compresseurs ne sont plus fixés aux palettes comme à l’origine. Peut-on faire le point et y remédier ?

BG : Nous avons remonté l’information au client et attendons un retour pour faire le point.

 

Epsilon

1) Une personne a demandé une paire de chaussures peu avant les vacances et ne l’a pas encore perçue aujourd’hui. Les délais sont-ils rallongés à ce point ?

BG : Non les délais ne sont pas aussi longs et nous vérifierons que la commande a bien été passée dés que vous nous communiquerez le nom de la personne concernée.

2) La cantine profite au personnel de journée et non à celui d’équipe horaires obligent. Pourrait-on bénéficier d’avantages de remplacement tel que tickets restaurant par exemple ?

BG : Le personnel d’équipe peut également profiter de la cantine en prenant le repas avant de travailler pour l’équipe d’après-midi ou après pour l’équipe du matin. Aucuns autres avantages ne seront donnés.

 

Plastique

1) Un responsable de l’atelier nous avait assuré qu’il n’y aurait plus ou moins de bavures sur les boîtiers. Désormais les régleurs ont ordre de ne plus toucher aux réglages alors qu’il y a toujours autant de bavures. Que va-t-on faire ?

BG : Un problème de bavure ne se résout pas toujours par des réglages. Il peut par exemple y avoir une casse sur l’outil mais le responsable de l’atelier est venu à la réunion pour nous éclairer d’avantage sur ces problèmes.

CGT : La question fait référence a une déclaration, voici quelques mois, du responsable du secteur sur les actions mises en place au Plastique et visant à réduire les bavures. De plus nous ne parlons pas de casses mais bien de problèmes dans le cadre du fonctionnement normal des presses et outils et les opérateurs constatent qu’il y a toujours autant de bavures.

BD : On ne peut pas dire cela et la preuve en est que les outils sont de moins en moins en maintenance à un point tel que nous ne savons parfois pas quoi donner à faire aux outilleurs ! Il est vrai qu’il y a malgré tout encore des bavures sur lesquelles nous travaillons. Par contre les régleurs peuvent toujours modifier les réglages dans la limite du possible car nous risquons aussi des problèmes qualité suite à des manques matières lorsque le réglage est fait à « outrance ». De plus, cela peut également se traduire par la nécessité de faire du triage sur ligne.

CGT : Peut-être mais force est de constater que les paroles ne sont pas toujours suivies d’effets car les opérateurs ont aujourd’hui trois ou quatre presses sous leurs responsabilités et les actions mises en place qui auraient du les soulager sont restées lettres mortes dans la pratique !

BD : Avoir quatre presses ne donne pas forcément plus de travail que deux où sont en fonction des moules à empreintes multiples. De plus je n’ai pas de retour sur des difficultés particulières lors des réunions de groupe faîtes régulièrement.

CGT : Nous prenons  l’exemple de quatre presses pour donner une image de ce que peut être le travail si en plus il faut rectifier des bavures. Quant aux réunions, le manque de retours est peut-être dû à un certain climat qui règne dans l’atelier.

2) Le matin il n’y a pas de lumière sur l’aire de repos prés de la maintenance et tout le monde est dans l’obscurité lors de la 1ère pause. Est-ce normal ?

BG : Tous les interrupteurs ont été identifiés et celui de la cafétéria se trouve à l’entrée de l’atelier et il est marqué rampe cafétéria. Il suffit de l’allumer.

3) Les cadences sont de plus en plus élevées et il semble que cela n’interpelle personne. La possibilité de tourner sur les îlots avait été évoquée. Qu’en est-il ?

BD : Les cadences ne sont pas plus élevées qu’auparavant et le temps d’occupation des opérateurs se situe toujours entre 80 à 85%. Les rotations viennent d’être mises en place avec les formations nécessaires et chacun travaillera sur un ilot différent tous les jours.

CGT : Est-ce suffisant dans la mesure où un ilot peut être plus difficile que les autres en fonction d’éventuels problèmes ou de surcharge d’activité ? S’il n’est pas possible de le faire toutes les deux heures comme sur ligne, ne pourrait-on envisager des demi-journées ?

BD : Effectivement cela pourrait être applicable et nous allons étudier cette possibilité.

4) Combien perdons nous en pourcentage au niveau de la cotisation pour la retraite lors du chômage partiel ?

BG : La retraite est calculée sur le salaire brut des 25 meilleures années et l’impact des jours chômés sera donc infime.

5) Dans l’éventualité où Donchery n’obtiendrait pas de marché combien de temps tiendrions nous ?

BG : C’est une question de CE qui a d’ailleurs déjà été abordée lors de ces réunions spécifiques et j’invite donc la personne qui a posé la question à revoir les compte rendus précédents de CE.

CGT : Nous savons que cela n’a pas trait aux DP mais il y a tellement de salariés qui ont posé ce type de question que nous l’avons mise quand même pour montrer l’une des principales préoccupations des salariés.

6) Nous n’avons même plus la possibilité d’être remplacés pour un besoin urgent. Jusqu’où cela va-t-il aller ?

BD : Je ne pense pas que l’on refuse un remplacement pour de tels motifs. Par contre il est vrai que nous ne pouvons pas toujours remplacer lorsqu’il s’agit d’aller fumer une cigarette ou aller chercher un sandwich par exemple.

CGT : Ce n’est pas tout à fait vrai car tu es allé toi-même voir l’opérateur qui pose la question et lorsqu’il t’a dit que la prochaine fois il partirait quand même si cela se reproduisait, tu lui as « fortement » déconseillé !

BD : Oui car il peut dans ce cas actionner un interrupteur qui allume une lumière pour prévenir les personnes qui se trouvent au bureau de l’atelier et un régleur ou technicien peut alors se déplacer car ce n’est pas loin.

CGT : Biens sur sauf que d’après ce que nous savons les opérateurs n’envisagent même plus de se servir de cet avertisseur tellement il est peut suivit d’effets ! Alors à quoi sert un système mis en place s’il n’est pas respecté ?

BD : Il est vrai que nous connaissons ce type de problèmes mais nous allons travailler pour qu’il soit répondu aux demandes de remplacement si elles sont justifiées.

CGT : Encore une fois, si cela arrive n’est ce pas synonyme de malaise dans l’atelier ? L’ambiance générale n’incite telle pas au désintéressement d’autrui ?

 

 

A3300

1) Pourquoi un service de désinfection (nettoyage interrupteurs, cliches de portes, robinets etc.) a-t-il été mis en place dans les usines ardennaises et pas sur notre site ?

BG : Je n’ai pas connaissance que cela ait été mis en place ailleurs et la propagation du virus se fait principalement suite à des éternuements. Néanmoins, si nous avons à faire à une pandémie à l’avenir de telles mesures seraient alors appliquées comme nous l’avons déjà expliqué.

2) L’hygiène des toilettes côté maintenance laisse à désirer. Cela n’est plus désinfecté et il n’y a souvent plus de papier. Il en va de même pour les tables sur l’aire de repos proche. Pourquoi ?

BG : Nous avons eu à faire face à un manque de personnel récemment. Un nouveau système de suivi à été mis en place et doit garantir le passage du personnel d’entretien deux fois par jour dans les vestiaires. Nous allons également former une nouvelle personne pour palier à d’éventuelles absences futures.

3) Pourrait-on avoir des tarifs CE pour la nouvelle piscine de Mouzon ?

CGT : Nous savons que cela concerne le CE et le secrétaire nous a prévenu qu’il allait se renseigner sur d’éventuels avantages concernant la piscine de Mouzon.

4) Pourquoi une gamme mise en place par les méthodes peut-elle être changée par le technicien de production au gré de sa volonté ?

CGT : Pour éclaircicements, il s’agit d’une modification d’opérations qui sont enlevées d’un poste pour être attribuées à un autre alors que la gamme de le prévoit pas. De plus comme nous changeons de gamme au besoin sur la ligne, cela déstabilise tout le mon et nous ne savons parfois plus comment nous devons faire !

BG : Nous allons approfondir la question et voir pour quoi la gamme n’est pas respectée.

5) Les jours de chômage partiel comptent t-ils pour la retraite ?

BG : Oui mais comme dit précédemment cela est calculé sur 25 ans et ne sera pas conséquent au final.

6) Il règne actuellement un climat de laisser aller. Est-il normal que la plupart des problèmes soient laissés de côté par la supervision ? Exemple : on vient de nous reprocher un manque au niveau du nombre de modules (cela dure depuis plusieurs mois quand même !) alors que l’on ignore les problèmes qui en sont l’origine !

BG : Il faut que vous m’en disiez un peu plus afin de mieux cerner le problème.

CGT : Il s’avère qu’il règne une incohérence au niveau des réactions de la supervision de l’A3300.

Cela faisait plusieurs mois que la production n’était assez souvent pas faite et on reproche cela un beau jour en fin de journée sans qu’il y ait eu plus de préoccupation de cela auparavant et sans non plus d’investigations adéquates pour résoudre les problèmes à l’origine et au moment opportun !

BG : Je vais me renseigner auprès du responsable de l’atelier.

7) Pourquoi la qualité est-elle tellement négligée aujourd’hui ? Ex : Vis serrées sans prendre en compte le couple réglementaire.

CGT : Lors d’un problème récent de montage, après ce qui était considéré comme une résolution par la hiérarchie, nous avons assemblé des modules pendant ¾ d’heure sans que le couple de serrage ait été vérifié.

BG : Certains contrôles de ce type n’ont pas besoin d’être effectués systématiquement et peuvent peut-être être faits de façon visuelle, alors que ce n’était pas le cas auparavant.

CGT : Alors quels sont les standards aujourd’hui que l’on sache comment procéder une fois pour toutes ?

BG : Je vais vérifier et reviendrai vers vous.

 

 

 

 

 

X91

1) Sur le poste C1 les méthodes ne réagissent pas aux problèmes rencontrés par les opérateurs. Attend t-on d’avoir des arrêts à répétition pour faire quelque chose ?

BG : Nous travaillons sur l’amélioration de ce poste et le suivant, le C2. Sur le C2 il est envisagé de monter un vérin pour faciliter les manœuvres de l’opérateur.

CGT : S’il y a un travail d’amélioration de fait, il serait bien que les méthodes communiquent avec le ou les opérateurs concernés afin que celui-ci en prenne connaissance plutôt que de devoir se poser des questions en permanence.

2) Comment peut-on encore parler d’efficience aujourd’hui sachant que du personnel supplémentaire est placé dans certains secteurs du fait du manque d’activité ?

BG : C’est un de nos indicateurs et le calcul est fait en fonction du nombre de personnes travaillant sur la ligne.

CGT : Dans la période que nous traversons cela ne veut plus forcément dire grand-chose d’autant que nous avons parfois, baisse d’activité oblige, plus de personnel sur les lignes que ne le prévoit leurs conceptions. Cela modifie d’autant la manière de travailler et les référents pris en compte habituellement, faussant du même coup ce genre de calcul.

BG : Nous ne pouvons renoncer à des indicateurs aussi importants.

 

Général

1) Nous constatons une diminution des rations servies et parfois également une différence de service entre catégories de personnel. Pourquoi ? (2 questions sur les quantités !)

BG : Le personnel de la cantine ne fait pas de différences et si il est vrai qu’il leur faut calculer en début de service pour assurer le repas de tous, il ne faut pas hésiter à demander un supplément pour ceux qui estiment être insuffisamment servis.

2) Est –il normal que l’eau soit stockée dans le local des produits chimiques ?

BG : Dans un souci d’économie, nous ne sommes plus livrés qu’une fois par mois et le grand nombre de bonbonnes que cela représente nous a obligé à les stocker dans le local produits chimiques. Même si  il n’y a aucuns risques nous allons néanmoins chercher un autre endroit.

3) L’accord national du 10.07.70 sur la rémunération prévoit que les salariés de la métallurgie percevront l’intégralité de leurs salaires lors de leurs absences pour maladie et congés payés. Hors il n’en est rien aujourd’hui chez Delphi Donchery pour le déplacement ou la prime de panier par exemple. Comptez-vous régulariser ce manquement à l’accord ?

BG : C’est un sujet qui se discute auprès de Delphi France sur lequel je n’ai pas d’information.

CGT : Tu dois tout de même bien avoir un retour de ton DRH France. Quoi qu’il en soit le sujet à été discuté lors de réunions au siège et Delphi France ainsi que Delphi Diesel ne veulent pas régulariser. La CGT intente donc une action en justice et la question était posée pour formaliser la demande au niveau du site.

 

PS : La direction informe que le vendredi 30 octobre étant chômé et cela se passant en période de vacances scolaires, il sera exceptionnellement possible d’accoller des RTT ou congés à ce jour pour bénéficier de la semaine complète.

 

http://www.cgtdelphidonchery.com/                                                                                                      Le 06.10.2009                                                                                                                                                    

 


                                                                                            

Par Jean-Yves - Publié dans : Délégués du Personnel
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  • Le site de la CGT Delphi Donchery
  • : Automobile Emploi CGT Lutte syndicalisme Actualité
  • : Mis en ligne le 10 juillet 2009,le site a pour but de faire connaitre la vie des élus et des salariés chez cet équipementier automobile qu'est Delphi. A force de délocalisations et de licenciements,ces dernières années ont été difficiles pour les salariés de Donchery dans les Ardennes,comme dans les autres sites des groupes Delphi France et Delphi Diesel. Ce n'est pas mieux aujourd'hui puisque nous vivons en permanence dans l'incertitude du lendemain !
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