2010 : L’ANNEE DE TOUS LES DANGERS !
Suite à la demande de la CGT, une réunion improvisée a eu lieu hier avec Didier Varloteaux qui était présent sur notre site pour faire le point sur les résultats actuels et futurs.
Nous désirions le rencontrer pour aborder plusieurs sujets en ligne avec l’actualité de Delphi et de Donchery, également pour le relancer sur des questions qui avaient été posées lors du dernier comité de groupe et qui étaient restées sans réponse encore à ce jour.
Cela portait sur un comparatif de la production, des coûts de fabrication, des produits et clients concernés, des cotations et d’autres choses entre Ostrow et Donchery.
Didier Varloteaux a redit qu’il répondrait aux questions et nous demandons bien sur que cela soit, cette fois-ci, fait rapidement.
Cela fait, nous en sommes venus à ce qui préoccupe la CGT et l’ensemble des salariés de Donchery !
En premier lieu la baisse de production en octobre et plus encore au début de l’année prochaine.
Didier Varloteaux a reconnu (le contraire aurait été étonnant) que cela représentait un sérieux problème notamment pour deux raisons.
La première fait d’ailleurs l’objet d’une question que nous mettons à l’ordre du jour de la réunion de CE du 10 septembre et elle porte sur les résultats du site consécutifs aux baisses annoncées !
Alors que nous sommes péniblement à l’équilibre aujourd’hui, il est évident et confirmé que nous allons perdre de l’argent durant toute cette période précédent le démarrage du Mériva en avril/mai.
Même à ce moment là, nous ne serons pas forcément beaucoup mieux car il semble que le dernier produit lancé (tout le monde verra de quoi nous parlons) nous fasse perdre pas mal d’argent.
D’ailleurs si nous avons récupéré ce produit in extremis à l’époque parce que l’équipementier qui l’avait emporté n’en voulait plus, c’est bien pour une question de rentabilité !
Deuxième raison du problème posé, c’est celui de l’effectif que Didier Varloteaux qualifie à nouveau de trop important pour 2010 tout en spécifiant que le chômage partiel, sans être une solution valable de rechange, ne sera pas éternel !
Nous reviendrons sur ces sujets car tout est lié et imbriqué avec la suite de l’entretien et la synthèse de l’ensemble permet d’y voir malheureusement plus clair !
Maintenant un autre point (que nous avons mis également à l’ordre du jour du CE) qui porte sur la récente prise de contrôle de Delphi par les ex créanciers.
Suite à l’acceptation du plan de sortie du chapitre 11 par le juge, Delphi redeviendra une entreprise comme les autres et à nouveau maître de son « destin » dés le début du mois d’octobre.
Bien sur, comme la sortie n’est prévue que pour octobre, on ne nous a pas donné de détails sur les conséquences mais il est certain que toutes les divisions sont examinées à la loupe en ce moment !
Didier Varloteaux précise qu’un message très clair à d’ores et déjà été émit par les « repreneurs » et nouveaux décideurs : « Vous allez très bientôt sortir du régime des faillites et repartir avec une comptabilité assainie et des fonds pour faire fonctionner le groupe. Dites vous bien que vous n’aurez pas d’autres chances et que si vous échouez ce sera la liquidation » !
Didier a aussi évoqué la notion de « cash » qui va s’avérer être très importante à l’avenir. Il a rappelé que Delphi brulait encore de l’argent actuellement alors que toutes les restructurations étaient toujours gelées à ce jour !
Quant à la question de savoir si il y avait un risque pour Donchery de voir l’activité de la climatisation recentrée sur Ostrow, Didier pense que globalement il y aura de nouvelles restructurations mais ne se dit pas trop inquiet pour Donchery à ce sujet (ce n’est pas notre cas !).
Nous en sommes venus à évoquer les probabilités de nouveaux marchés sur notre site et, surprise, ce ne sont plus deux mais trois cotations qui peuvent nous concerner !
Tant mieux si cela est vrai car nous nous sommes en demande de travail et nous désirons ne plus subir ce climat d’incertitudes de plus en plus pesant !
Selon Didier, l’incertitude, il va falloir continuer à vivre avec et nous ne connaîtrons plus de période comme celle des années 90.
Surtout que les possibilités découlant des cotations, sans que l’on ait de détails sur les modèles, concernent des niveaux de production de « faibles » ou « moyennes » importances permettant de faire tout juste vivre le site de Donchery et ses salariés !
Il reconnaît implicitement que si nous n’avons pas un marché pour l’été 2010, notre avenir est très fortement compromis mais que tout est fait pour nous donner de l’activité d’ici là !
Nous avons aussi parlé d’une opportunité que Pierre Bièque avait dévoilée récemment et devait permettre de fournir du travail pour une portion de produit pour lequel Ostrow fait le radiateur et le condenseur et qui concernait des échangeurs.
Didier Varloteaux a dit qu’il laisserait Pierre s’exprimer sur le sujet lors du CE mais que nous ne devions pas prendre ce qui sera dit comme une orientation défavorable pour le site de Donchery !
Si nous comprenons bien ce ne serait encore pas une bonne nouvelle même si ce n’était guère conséquent en termes de volumes !
Dans ce cas de figure, ce serait une décision du client et nous en apprendrons sans doute plus lors du CE.
Qu’en au résultat de cotation du premier produit et dont la réponse devait nous être donnée en septembre, c’est reporté au quatrième trimestre car, ce produit étant destiné à être fabriqué dans d’autres régions du monde, le client veut maintenant une cotation globale Monde. (C’est ma fois plausible).
Pour faire le point, il faut reprendre tous les éléments et voir ce que cela donne en les liants les uns aux autres !
Premier élément (ce que nous savons depuis quelque temps) nous serons trop nombreux l’année prochaine (en vertu de qui sinon de la politique économique menée par la division ?).
Deuxième élément, on nous ressasse à nouveau qu’il n’est plus question de bruler du cash mais plutôt d’en générer plus encore qu’avant comme le demandent les désormais décideurs !
Cela veut-il dire que même s’il faut se séparer d’un certain nombre de salariés cela ne peut se faire qu’à moindres coûts ?
Envisage-t-on pour cela de mettre à nouveau un produit en balance, s’il est obtenu, pour nous inciter à être « compréhensifs » est ainsi revoir à la baisse tout ce qui serait synonyme de dépenses (ex : accord de méthodes, NAO etc.) ?
Troisième élément nous n’avons plus pour perspectives, à la vue de ce qui nous est proposé en termes de volumes potentiels, que de vivre sur le fil du rasoir ou au mieux sur le faîte du mur, duquel nous pourrons tomber à tout moment !
Autant dire qu’en tant que syndicat nous allons refuser de voir l’avenir tel qu’il est proposé aux salariés : un Kaléidoscope de possibles catastrophes !
Rendez-vous est pris, avec les salariés, pour lutter contre ce que l’on nous présente comme l’inéluctable !!
Le 04.09.2009
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