Au mois de mars 2007 alors que le site et ses salariés sont sous le coup de la délocalisation de l’atelier
de fabrication des évaporateurs (l’un des éléments de la climatisation automobile) au profit d’un site mexicain et d’un autre polonais, la situation est une fois de plus
critique pour Delphi Donchery.
Ce que l’on nomme la saveur de la vie a tout à coup un goût amer car non seulement nous sommes en train de perdre 106
emplois sur le site mais, en plus, la direction de la division Européenne de Delphi Thermal nous demande de rendre les 15 RTT dont nous bénéficions dans le cadre de l’accord des 35 Heures et
surenchérie en proposant le gel des salaires pour les trois années à venir !
Nous étions dans une configuration on ne peut plus défavorable pour le site du fait de la perte de cet atelier et de la
non obtention du module de climatisation de la remplaçante de l’Opel Astra dont nous fabriquons le modèle actuel qui va décliner dés le mois de septembre de cette année 2009.
La direction de Delphi nous proposait donc un « deal » qui consistait à nous attribuer deux nouveaux marchés
en échange de ces « sacrifices » !
Sinon, c’était tout bonnement la mort annoncée du site de Delphi Donchery !
De plus, on nous faisait savoir que même ces marchés n’empêcheraient pas une diminution d’effectif pour les années
futures.
Nous n’avons pas tardé à dénoncer ce chantage honteux et humiliant pour les salariés et voici le tract qui a été
distribué après cette annonce :
La CGTdit non au chantage !!
Alors que l’entreprise est sous le coup de la délocalisation de l’un de ses principaux ateliers, avec pour conséquence la perte de 106 emplois, la direction de
Delphi Donchery, dans l’otique de « pérenniser » le site, a proposé un deal de plus en plus en vogue aux salariés.
L’obtention de deux nouveaux marchés en échange de l’ensemble des 15 RTT et du gel des salaires pour les trois prochaines années !
La direction européenne de la division demande en effet à la direction du site d’appliquer un programme drastique des coûts de production pour l’avenir, passer de
24% à 12% !
Pour ce faire, deux des mesures envisagées portent donc sur les salaires et les RTT, la direction souhaitant la collaboration des partenaires sociaux pour y
parvenir !
Après des jours de vaines discussions, la CGT fit savoir qu’il n’était pas question, pour elle, de participer à la mise en place de mesures permettant la suppression
des acquis des salariés !
La CFDT, quant à elle, fit savoir que la proposition d’un référendum à plusieurs options serait à même de régler la question,
permettant du même coup, aux salariés, de prendre leurs responsabilités sur le sujet !
Il faut savoir que ces mesures ne représentent, à elles deux, que moins de 2% de gains sur les coûts de production !
Que l’un des produits qui sont en balance, toujours d’après la direction, entre le site de Donchery et le site Polonais d’Ostrow, est destiné à un client basé en
Espagne !
Qu’il ne serait donc pas viable, économiquement parlant, en prenant les coûts logistiques en compte, de fabriquer ce module de climatisation en Pologne, à plus de
2000 Kms du site d’assemblage !
Pour ces raisons, entre autres, la CGT dénonce cette manœuvre, doublée d’un chantage, et destinée à reprendre aux salariés ce qu’ils ont mis des années à conquérir,
leurs acquis et leurs augmentations salariales !
Profitant de la confusion dans laquelle certains salariés sont plongés, avec la peur de perdre leurs emplois, Delphi espère réaliser une plus value à court terme et
faire en sorte, du même coup, que les salariés paient eux-mêmes les primes de licenciements liées aux coûts de délocalisation de l’atelier d’évaporateurs qui part en Pologne et au
Mexique !
D’ailleurs, même avec l’attribution de ces deux marchés à Donchery, Delphi envisage toujours de supprimer d’autres emplois pour arriver, à l’horizon 2009, à des
effectifs de l’ordre de 320 personnes sur le site (aujourd’hui 460)!
Au final, un marché de dupes machiavéliquement néfaste pour les salariés de Donchery !!
Vous vous doutez bien que les semaines qui ont suivi l’annonce de ce chantage ont été très difficiles.
D’autant qu’à ce moment nous étions en pleine négociations salariales et cela est venu à point pour nous faire
comprendre sans équivoques qu’il nous fallait revoir nos prétentions à la baisse, voir ne plus avoir de prétentions du tout !
D’ailleurs le tract de l’époque qui suit illustre bien la situation :
LES SALARIES ONT DROIT AU RESPECT !!
Comme annoncé dans notre précédent tract, nous sommes maintenant entrés dans une double négociation, celle des salaires et celle
que notre direction appelle “Plan de survie du site” !
A savoir que les deux sont forcément liées puisque le thème des salaires est considéré comme primordial par la direction pour la
pérennité du site.
Vendredi dernier, nous avons donc évoqué ce que la direction nous présente comme inéluctable pour que Donchery
subsiste !
Vous pensez bien que ce qui va suivre et que nous avons entendu vendredi a été un choc pour nous et pour l’ensemble des
organisations syndicales présentes !!
Pour rappel, le désir de Delphi est que le site de Donchery baisse ses coûts de production au niveau de 12%, ce qui revient à les
diviser par deux !
Pour atteindre cet objectif qui doit être réalisé et appliqué dans le budget de 2009, on ne nous demande pas moins que le gel des
salaires pendant les trois prochaines années ainsi que le renoncement, dés maintenant, à nos RTT sans aucunes compensations bien sur !!
D’autres pistes on également été évoquées, tel que l’intégration de la prime de présentéisme dans l’intéressement, la chasse à
l’absentéisme injustifié etc.….
Après maintes protestations, on nous a également fait comprendre que si nous demandions, ne serait-ce que l’équivalent du coût de
la vie en 2006 (1,6%), alors il ne serait plus du tout certain que nous obtenions les marchés en question !!
Le point de vue de notre direction (Pierre Bièque) est qu’une augmentation de 1,6% ne représenterait que la modique somme de 55
centimes d’euros (calculé sur la moyenne horaire du site) par jour et que Pierre s’étant aperçu que nous buvions en moyenne environ 2 cafés par personne et par jour via les distributeurs de notre
fournisseur, cela représente l’équivalent d’une telle augmentation !
Il faut donc logiquement en conclure que si nous arrêtons le café, nous ne nous apercevrons pas du gel des salaires pour cette
année !!!
Pour poursuivre dans cette logique irréaliste, l’année suivante nous n’aurons qu’à nous passer d’un quelconque loisir, pour ceux
qui peuvent en avoir, ou de dépenses non vitales pour les autres !!
C’est une comparaison que notre directeur a faite mais les conséquences d’une telle politique pourraient être grave pour de
nombreux salariés et en premier lieu pour ceux qui, dés le 15 de chaque mois, se demandent déjà comment ils joindront les deux bouts !
La direction a-t-elle pensé, si l’on se met à réfléchir comme elle, au manque de motivation que de telles mesures risquent
d’entraîner ?
Ou est-ce que cela n’a plus guère d’importance aux yeux de Delphi, tout simplement parce que nous sommes maintenant dans une
logique de rentabilité à court terme ?
Parce que la volonté qui est ici exprimée est celle de “presser le citron” avant de le jeter ?
Car même si nous avons le Mériva pour deux ans, ce qui ne manque de susciter des interrogations, nous ne pouvons dire avec
certitude aujourd’hui que le marché supposé de la Corsa viendra le remplacer !
Comme nous ne pouvons dire non plus qu’un nouveau chantage ne viendra pas conditionner cette nouvelle obtention à ce moment
là !!!
Si Delphi opte pour le long terme à Donchery, pourquoi faut-il agir dans une telle urgence, pourquoi créer cette atmosphère de
panique, si ce n’est pour mettre les élus du site en porte à faux vis-à-vis des salariés et ainsi se dédouaner des responsabilités qui sont les siennes !
Il est tellement plus facile de déléguer aux autres la responsabilité de telles annonces !!
Quoi qu’il en soit, nous avons, ce lundi après-midi, une nouvelle réunion sur les salaires et voici les propositions actualisées
de la CGT, qui aura fait de grands efforts de “compréhension” lors de ces négociations, tout en ayant le désir de préserver les salariés et leur dignité !
Propositions :
1) Augmentation Générale :
- 0,9% en janvier avec un mini de 14 euros
- 0,9% en juillet avec un mini de 14 euros
2) Maintient de la prime d’assiduité
3) Prime de vacances à 525 euros
4) Mise en place, pour l’équipe de week-end, d’une compensation égale à celle qui est appliquée pour les 3X8 en cas de passage en
2X8 ou de journée.
Nous demandons à la direction de ne pas franchir les limites de l’inacceptable et nous redemandons, pour les prochaines
réunions sur le plan, la possibilité pour les élus, d’être accompagnés par un expert qui pourra les aider à juger de la pertinence des chiffres annoncés, ainsi qu’à l’élaboration de garanties
qu’ils nous faut obtenir de la direction Delphi Thermal Europe, pour l’avenir de Donchery !!
Avec la nouvelle flambée des cours du pétrole annoncée et qui se concrétise déjà chez les distributeurs, la CGT est persuadée
que seuls les équipementiers ayant gardé des sites de proximité tireront leur épingle du jeu, au bout du compte et dans cette perspective, nous demandons à Delphi de revoir ses positions
extrémistes et de considérer les salariés comme des être humains et non comme des otages !!
Le 02/04/07
Une deuxième réunion de négociations salariales eu lieu s’en faire évoluer les choses et nous avons répliqué avec les
salariés en lançant un débrayage sur le site par le biais de ce tract distribué le 4 avril 2007 :
AVERTISSEMENT ET SOUTIEN !!!
Nous avons eu lundi la 2ème réunion sur les négociations salariales, qui n’a duré que peu de temps car, après un tour
de table des demandes des organisations syndicales, Pierre Bièque a annoncé qu’il devait en référer à la direction Européenne de la division Thermal !
Ce à quoi la CGT a répondu que les nouvelles propositions qu’elle avait faîtes seraient les dernières et que si la direction du
site était incapable de donner sa position chaque fois qu’une question lui est posée, il faudrait peut-être envisager de négocier directement avec un membre de la direction
Européenne !!
La réponse devrait être donnée mercredi prochain, à l’occasion de la prochaine réunion sur ces NAO, mais nous connaissons la
réponse !
En attendant, nous avons une nouvelle réunion vendredi sur ce fameux “ Plan de Survie du Site” !
Nous ne doutons pas une seconde que l’on va encore nous redonner l’argument phare : « La balle est au centre, il
faut marquer le but » !
Marquer le but, comme vous vous en doutez bien, c’est le gel des salaires et la remise des RTT !
Ce sera la chasse à outrance à l’absentéisme, dont la direction parle d’intégrer la prime (35 euros/mois) dans
l’intéressement, ce qui représenterait une nouvelle baisse mensuelle d’autant !
Que se passera-t-il lorsque l’on s’apercevra, à l’image du démarrage catastrophique du X91, que les lignes d’assemblage ne
rapportent pas ce qui était espéré ?
Qu’en sera-t-il du module Vectra, dont beaucoup de gens bien placés pensent qu’il est utopique de croire qu’il sera finalisé dans
les temps ?
On nous demandera alors de renoncer au 13ème mois ou autre chose ?
Nous voyons bien là que nous mettons les mains dans un engrenage très dangereux pour les salariés et dont rien de positif, sinon
un accroissement à court terme de la plus value pour Delphi, ne verra le jour !
Rappelez-vous, il y a plus d’un an on nous demandait d’accepter le départ du CAB parce que c’était la condition de la survie du
site !
Le site de Donchery serait gagnant en ne fabriquant que des pièces de gros volume !
Aujourd’hui, cela ne suffit plus et c’est le renoncement à tous nos acquis qui doit permettre à Donchery de s’en
sortir !
Peux-t-on penser sérieusement une seconde que cela sera le dernier argument de Delphi ?
Que va-t-on nous dire dans un an ?
Nous pensons qu’il est temps de montrer que les salariés peuvent aussi avoir leur mot à dire dans l’échafaudage incertain de tous
ces plans établis par la direction de Delphi !
Les salariés qui n’ont pas à supporter le manque de lucidité et d’anticipation des dirigeants du groupe qui, eux, ne vont pas
renoncer à leurs augmentations et à leurs participations et bonus de toutes sortes !!!!
Pour ce faire, nous appelons à un débrayage de 2 heures en fin de chaque équipe !
Ce débrayage aura lieu demain jeudi et sera un signal fort à notre direction locale et européenne pour lui montrer que l’ensemble
des salariés sont aussi des acteurs de leur entreprise et non pas des pions que l’on déplace sur un échiquier comptable !
De même, cela sera l’occasion de soutenir nos camarades de Etupes qui débrayent ce même jour contre la perte de leurs
emplois !
Nous appelons les autres organisations à se joindre à ce mouvement, tel que cela à été fait sur le site d’Etupes !
Certains ont tendance à répéter sans cesse qu’il faut être prudent et que l’emploi ne court pas les rues ; nous le savons
mais est ce que cela veut dire qu’il faut tout accepter, se plier devant toutes les fatalités que la direction évoquera ?
Non car nous sommes aussi des êtres humains avant tout et nous avons notre dignité et ne pouvons vivre avec un manque de
reconnaissance total pour le travail que nous accomplissons !!!
En conséquence chaque équipe terminera deux heures plus tôt ce jeudi :
Le matin à 11 heures, l’après-midi à 19 heures et la nuit à 3 heures dans la nuit de jeudi à vendredi !
Les équipes de journée termineront également deux heures plus tôt en fonction de leurs horaires !
Les mi-temps arrêteront 1 heure avant !
Les équipes de week-end 1 heure avant le dimanche de journée et nuit !
Si le moindre problème vous est posé, n’hésitez pas à venir nous le faire savoir !!!
Montrons que nous pouvons nous mobiliser aujourd’hui et que nous serons prêts à le faire encore s’il le
faut !!!!
Le
04/04/07
Ce mouvement fut un succès grâce à l’arrêt quasi-total des ateliers !
Suite au débrayage massif de 85% des salariés et à l’opposition totale de la CGT, la direction se rabattit sur une
option avancée par le syndicat de la CFDT qui consistait à mettre en place un référendum proposant trois options différentes. Les voici :
Option 1:
Je renonce à mes RTT (15 jours) en conservant mon temps de
travail effectif actuelet j'accepte d'avoir mon salaire
bloqué pendant 3 ans.
(Conséquence pour moi : mon salaire de base diminue mais les
heuressupplémentaires effectuées au-delà de 35
h avec leur majoration d'H.S. me permettentde
maintenir mon niveau de rémunération actuelle dans le cadre d'horaireséquivalents à ceux d'aujourd'hui. Pas d'augmentation générale).
-Option 2:
J'accepte de revenir aux 35 heures strictes par semaine (plus
de jours de RTT) etj'accepte d'avoir mon salaire bloqué
pendant 3 ans.
(Conséquence pour moi : je travaille 35 heures par semaine et
les heuressupplémentaires effectuées, au-delà de
35 heures, me permettent de gagner davantageque mon salaire actuel. Pas
d'augmentation générale.)
-Option 3:
J'accepte la suppression de 4 jours de RTT au 1er juin 2007 et
de 6 jours de RTTsupplémentaires au 1er
janvier 2008 en conservant mon temps de travail effectif actuel.(En finalité, je garderai 5 jours de RTT qui seront définis d'un commun
accord avec mon responsable) (si je suis Cadre, il me reste 3 jours), et j'obtiens des augmentationsde mon salaire distribuées sur les bases suivantes :
o Au 1er avril 2007 : 1.6 %
d'augmentation générale jusqu'au niveau 3.3 inclus.A
partir du niveau 4.1 : 1 % d'augmentation générale et 0.6 % au mérite au1er juin 2007o Au 1er avril 2008 : 1.5 % d'augmentation au
total avec un pourcentage de
mérite à définir durant les négociations annuelles
obligatoires.o Au 1er avril 2009 : 1.5 % avec les mêmes
règles que pour 2008 (Conséquence pour moi : je bénéficie de jours de RTT et d'une augmentation de salaire. Je conserve mon temps de travail
actuel et la baisse de rémunération liée à la perte de 10 jours de RTT est compensée par les heures supplémentaires effectuées).
A partir de là, la CGT n’a cessé de dénoncer et de convaincre les salariés que même si nous acceptions ce chantage cela
n’assurerait pas pour autant notre avenir.
D’ailleurs nous avions mis en avant les exemples existants d’entreprises ayant fait subir la même chose à leurs salariés
avec, pour finalité, des licenciements ou des fermetures malgré tout.
Tout cela fut payant comme vous allez pouvoir le voir dans le tract de la CGT annonçant le résultat sans équivoques de
ce référendum !
Référendum : 2 voix pour le renoncement !!
Le résultat du référendum ou consultation, comme voulait l’appeler notre direction dans un second temps, est
sans appel !
Car 69% pour le rejet des renoncements demandés, cela est lourd de significations et révélateur de la volonté des salariés de
notre site !
D’ailleurs, si l’on pousse l’analyse et que l’on prend en compte le résultat de l’option 1, qui n’a recueillie que 2 voix et qui
était l’autre extrême qui consistait à accepter de tout abandonner dans l’escarcelle de Delphi, sachant que c’est ce qui était demandé au départ par la direction, on peut en déduire que
l’opposition du personnel, toutes catégories confondues, va bien au-delà de ces 69% !!!!
Car l’on peut se dire que les membres du staff, par exemple, étaient en position de choisir cette option une, notamment après les
briefings de la direction !
Mais ils ne l’ont pas fait ! Comme on les comprend !!!
La principale signification de ce que l’on peut appeler un plébiscite, elle est simple c’est : « ce que nous
voulons, c’est continuer à travailler, comme nous l’avons toujours fait, avec sérieux et de façon consciencieuse, sans être harcelés continuellement » !
L’autre signification n’est pas plus compliquée : « Dites nous enfin et une fois pour toute ce que vous prévoyez pour
le site de Donchery » !
Voilà tout de même 1 an et ½ que nous vivons au rythme des incertitudes et des tensions maintenant !
Les salariés de Donchery viennent clairement de dire à la direction qu’il fallait désormais que tout cela
cesse !
Et c’est une majorité forte de sa légitimité qui le fait savoir !
Une majorité qui ne comprend pas cette politique “sociale”, anormalement agressive et en dents de scie, de la part de la
direction de la division Thermal !!
En dents de scie parce que, dernièrement, chaque fois que notre directeur appelait la direction de la division après les réunions
auxquelles nous participions, il revenait à la réunion suivante avec des demandes revues à la hausse !
Comme si tout était fait pour que l’issue finale soit celle d’un refus !!
On pourrait d’ailleurs faire une comparaison avec un commentaire entendu récemment à propos d’écologie et qui disait
ceci : « On a du mal à penser qu’une société aussi élaborée que la nôtre puisse œuvrer à sa propre destruction ! »
On pourrait très bien faire le parallèle avec Delphi Thermal et son attitude vis-à-vis de Donchery !!!
Nous avons donc une réunion cet après-midi avec notre direction, qui devrait nous faire connaître le retour de la division, après
qu’elle ait pris connaissance du résultat des votes !
Avant même cette réunion, des éléments de “réponses” nous sont donnés dans l’Ardennais de ce matin, qui a enfin put joindre Mme
Ygrié, la responsable de la communication de Delphi Europe !
Selon cette personne, la direction regrette, évidemment, le résultat de la consultation et ne comprend pas que nous n’ayons pas
accepté le blocage des salaires, puisque nous pouvions le compenser en heures supplémentaires ! (Sans commentaires !)
Elle précise également que notre site Donchèrois a connu une période délicate en 2006 après avoir raté un marché important
(Delta) !
Depuis quand intervenons nous dans l’obtention ou non des marchés, sachant qu’il n’y a même plus aucunes conceptions de produits
sur le site de Donchery ?
Ensuite, elle termine en disant que les résultats vont être présentés à la direction Thermal (Monde ?) et que celle-ci
prendra une décision dans quelques semaines !
La CGT, pour sa part, termine en posant cette
question : « Alors que va donc pouvoir nous dire la direction cet après-midi, puisque la responsable de la communication semble avoir déjà parlé pour elle ? »
La réponse tout à l’heure !
La CGTest à vos côtés : rejoignez
là !!!
Le 27/04/2007
Que se passa-t-il ensuite ? La direction qui avait menacé de fermer le site en cas de refus ne le fit pas et nous
finîmes par arriver à un accord salarial sur les années 2007, 2008 et 2009.
Le coût de la vie en 2007, pas d’augmentation générale en 2008 mais une compensation sur l’intéressement (ce qui fut
fait) et le coût de la vie à nouveau en 2009.
N’oublions pas de dire que nous avons gardé nos RTT pour le plus grand bonheur des salariés qui se sont mobilisés dans
ce but !
Inutile de dire que notre exemple a été cité dans les luttes qui se sont déroulées ensuite dans les autres entreprises
!
Les journaux de l’époque ont largement évoqué ces événements et on trouve encore des articles qui les relatent sur
internet. Voici quelques liens:
Pour clore ce chapitre, voici ce qui en découle encore aujourd’hui, plus de deux ans après.
Souvenez-vous qu’un accord salarial avait été signé pour trois ans et respecté jusqu’à l’année dernière.
Nous aurions donc dut percevoir une augmentation générale sur les salaires de 2,8% au 1er janvier 2009,
puisqu’il était convenu que nous percevrions l’équivalent de l’inflation, qui a été très forte en 2008.
Hé bien non ! Une fois de plus la direction de Delphi ne respecte pas ses engagements et refuse de nous verser ce
qui était prévu dans cet accord qu’elle a pourtant signé !
Résultat l’intersyndicale CGT-CFDT a décidé de porter l’affaire aux prud’hommes et cela sera jugé dans les semaines à
venir sauf revirement de la direction de Delphi !
En conclusion, il devient vraiment difficile de faire confiance à certains employeurs !
:
Mis en ligne le 10 juillet 2009,le site a pour but de faire connaitre la vie des élus et des salariés chez cet équipementier automobile qu'est Delphi. A force de délocalisations et de licenciements,ces dernières années ont été difficiles pour les salariés de Donchery dans les Ardennes,comme dans les autres sites des groupes Delphi France et Delphi Diesel. Ce n'est pas mieux aujourd'hui puisque nous vivons en permanence dans l'incertitude du lendemain !